Design web
Des sites permanents ou événementiels, des applications mobiles, des bannières ou newsletters pour vous ancrer dans le domaine numérique
Design print
Des cartes de visite, affiches, flyers, magazines, portfolios et autres supports papier avec ou sans braille pour communiquer au plus proche de votre cible
Impression 3D
De l'impression 3D (trois dimensions) pour la création de produits dérivés ou d'objets de décoration créant une réelle valeur ajoutée à votre communication
Le graphisme, tout le monde voit ce que c'est, non ?
Pas vraiment, en tous cas cela n'est pas apparu dans la plupart de nos échanges.
Le graphisme est la capacité de donner des sentiments autour d'une information. Cela regroupe, à notre sens, tout un tas de disciplines et réflexions :
- L'interface utilisateur (UI), souvent associé au "joli"
- L'expérience utilisateur (UX), souvent associé au "simple d'utilisation"
- Les valeurs, émotions, sentiments : le sérieux, le serein, l'intense, la passion, la durabilité, la confiance, ...
- La force de transmission du message, ce qu'on pourrait associer au mot "impact"
- Le support de ce message, qu'il s'agisse d'un flyer, d'un long métrage (un film), d'un site web...
- La pérennité de tout cela dans le temps : sera-t-il encore "à la mode" dans 10 ans ? L'émotion renvoyée sera-t-elle la même dans le futur ?
Pour résoudre un problème complexe, une bonne approche est de le diviser en plusieurs problèmes plus simples. Découpons donc.
L'Interface Utilisateur (UI) et l'eXpérience Utilisateur (UX)
La discipline de l'UI, pour User Interface, est tout ce qui est représenté au destinataire du produit. C'est ce qui donne cette impression de "beau" ou de "moche". En informatique, on parle aussi parfois d'IHM pour "Interface Homme-Machine".
Il est tout à fait possible de faire un contenu moche mais diablement efficace. Voici la première version du moteur de recherche Google :

Licence : domaine public
Dans les standards actuels, c'est vraisemblablement très moche. Cependant, c'est tout à fait fonctionnel, et même très simple d'utilisation : on tape ce que l'on souhaite chercher, on clique sur un des deux boutons, et le résultat de notre requête apparaît.
Le beau, à l'inverse, n'est pas toujours facilement utilisable. C'est plus difficile à déterminer car cela dépend de notre habitude des outils, mais cela peut être un contenu brouillon et fouillis, des formulaires interminables avec de nombreuses questions complexes, ou tout simplement des outils qui n'ont pas été envisagé sous l'angle de l'utilisable, seulement du joli.
Par exemple, voici un exemple connu dans le domaine du "beau mais pas utilisable" :

Cette notion d'usabilité est le domaine de l'UX. Pour qu'un contenu soit facilement lisible, qu'un site soit aisément utilisable, il faut prendre garde à des notions qui n'ont rien à voir avec le beau :
- Quels sont les menus affichés, et quand sont-ils affichés ? Sont-ils faciles à atteindre, même sur mobile ?
- Les boutons semblent-ils tomber directement "où on les attend" ?
- L'information est-elle hiérarchisée et positionnée au meilleur endroit ?
- La structure est-elle compatible avec les usagers attendus ?
- En combien d'étapes les usagers de mon site pourront-ils effectuer leur démarche ? Seront-elles rapides, aisées ?
- Le moteur de recherche est-il facile d'accès ? Fonctionne-t-il correctement, même avec des personnes ne sachant pas exactement quel mot écrire pour trouver leur réponse ?
- Les usagers vont-ils se perdre ? La réponse sera toujours "oui", donc : Quand les usagers se perdront, que vont-ils faire ? Ont-ils une manière de retrouver leur chemin, quitte à revenir à un endroit connu ? Comment cela fonctionne-t-il quand un usager arrive sur un site web par un moteur de recherche, donc pas forcément par la page d'accueil ?
Et bien d'autres questions, qui n'ont encore une fois, rien à voir avec le beau. Une oeuvre d'art n'est pas faite pour être ergonomique, mais d'abord pour ressentir. Un outil est fait pour d'abord être utilisable, bien avant l'intérêt d'être beau, qu'il s'agisse d'un marteau ou d'une bouteille. Dans quelle catégorie se trouve votre logiciel ou votre site, si vous deviez faire un choix ?
Nous ne vous demandons pas de choisir dans la réalisation de vos projets, les deux sont cumulables ! Cependant, ce n'est pas le même métier, pas les mêmes questions, pas la même discipline. Vous aurez besoin d'une approche conjuguant les deux, et même, nous vous le proposons, une ajoutant la notion d'accessibilité.
Une dernière réflexion laissée à votre attention à ce sujet : l'ergonomie et la beauté d'un outil ne se mesure pas par une personne habituée. Si vous vous posez la question à propos de vos outils internes, pensez à l'arrivée d'une nouvelle personne, alternante, fraîchisement diplômée ou en reconversion, devant utiliser ces outils. Sera-t-elle autonome, sans avoir toute votre expérience ? Sera-t-elle en capacité d'apprendre rapidement, mais surtout de manière autonome, ou faudra-t-il une (très) (longue) formation pour s'en servir ? Les outils numériques restent des outils : vous ne voudriez pas d'une pioche nécessitant une journée de formation.
Les sentiments amenés grâce au graphisme
Une affiche, un flyer, un long-métrage ou un outil informatique communiquent par d'autres biais que le texte, bien évidemment. Les couleurs, la structure ou son absence, les polices de caractères, la luminosité, tous ces éléments et bien d'autres transmettent des émotions.
Sur un site web ou un contenu numérique, c'est exactement pareil. Qu'évoque notre site, qu'évoque un autre site auquel vous pourriez penser ? Il n'y a pas de réponse absolue car il y a une part de subjectivité, mais on peut citer différents éléments pour estimer ce que ressenteront la plupart des personnes soumises à ces stimuli.
La couleur évoque quelque chose, et cela dépend de votre culture : le rouge symbolise le succès, la joie et la chance en Chine, alors que le blanc symbolise le deuil. Dans les cultures occidentales, le rouge représente la passion ou le danger, alors que le blanc représente la pureté, la propreté. Bien évidemment, une personne ayant une dyschromatopsie (appelée dans le langage courant "daltonisme") n'aura pas forcément la même lecture.
La structure ajoute une notion d'ordre et de clarté. La création d'un contenu déstructuré peut amener un sentiment de malaise, de désordre voire de chaos. Si la déstructuration est organisée savemment, elle peut même susciter l'intérêt ou la découverte... mais plutôt dans une approche artistique.
Le logo (ou les, si vous en utilisez plusieurs) aussi amène des émotions. Si vous pensez à des titres de journaux ou des enseignes de magasins, vous verrez sans doute les différences de ton amenées. La marque de vêtements "IZAC" par exemple, possède un logo que l'on pourrait décrire comme ceci : une armoirie avec un bouclier, des formes végétales et un homme avec des ailes à la place des bras. Les quatre lettres de son enseigne sont disposées séparées, droites, en lettres capitales.

License : appartient à la marque IZAC, tous droits réversés.
Notre propos n'est pas d'amener une explication de ce logo : nous ne voulons pas parler à la place des personnes ayant réalisé de logo. Cependant, il est possible de le comparer à une autre marque, par exemple Toys R Us.

License : appartient à la marque Toys R Us, tous droits réversés.
En théorie et sans aucune mauvaise foi, les émotions devraient être différentes face à ces deux logos : le premier pourrait inspirer l'ordre, le chic mais d'un aspect presque noble voire royal, le sobre et le distingué. Le deuxième, quant à lui, pourrait apporter la joie, le divertissement, un grain de désordre mais dans un sens enfantin et joueur.
Les polices de caractères, plus généralement, amènent des émotions. Moins perceptibles que des logos car moins scrutées, les rondeurs, la graisse, la forme des lettres des polices de caractères évoquent des émotions. Dans la création d'une charte graphique, il est nécessaire de savoir ce que vous souhaitez évoquer à vos clients, visiteurs ou administrés : la joie, le relâchement, la gourmandise, la passion, la découverte, le sérieux, la force de la Loi, la sobriété de l'Etat ? Tout à la fois n'est pas possible, et choisir une police de caractères standard n'amènera aucune émotion particulière. Parfois, c'est peut-être pour le mieux, parfois non.
L'impact dans le graphisme
L'impact est une notion parfois difficile à amener. Dans une production vidéo ou une bande-dessinée, il sera souvent associé à des révélations ou à une crise brutale. L'impact est envisageable sur une affiche ou un site internet également, mais c'est plus subtil. Déstabiliser l'usager, par une nouvelle police, un nouvel alignement, un autre champ lexical, un texte écrit en grand, parfois de manière monochromatique. Si cela semble flou, vous pouvez vous référer aux campagnes étatiques pour les accidents de la route ; vous trouverez un exemple ci-dessous, avec un scooter accidenté sur la chaussée et un texte choc.

Cette notion d'impact peut amener d'autres émotions que l'horreur ou la révolte : elle peut être canalisée pour susciter l'intérêt voire la sympathie de vos prospects et clients. Elle peut aussi être mobilisée pour mettre en valeur les messages importants, bien sûr. Dans tous les cas, tous ces éléments se réfléchissent, ne serait-ce que pour savoir si vous en avez besoin ou non. C'est par ces éléments que les marques se démarquent, que les messages passent et qu'une meilleure communication est possible.
Enfin, car c'est une notion du graphisme, il reste la notion des droits associés aux médias (images, vidéos, animations, ...). Des droits mal négociés peuvent causer des ennuis judiciaires à des structures. On ne compte malheureusement plus les reprises d'images non libres de droit, qu'il s'agisse de commentariat, de plagiat pur et simple, ou de simple étourderie. Dans tous les cas, quand nous déployons un travail certain à créer quelque chose qui vous ressemble, nous n'apprécions pas que certains concurrents ou autres communes s'en inspirent. Et nous pensons que vous non plus.
Ce que nous pouvons réaliser pour vous
Sur les aspects de graphisme, vous pourrez compter sur nous pour :
- Réaliser un entretien permettant d'identifier au mieux, tout en réfléchissant avec vous, aux émotions que vous souhaitez véhiculer
- Analyser votre charte graphique existante et vérifier la cohérence entre ce qu'elle évoque et ce que vous souhaitez évoquer
- Créer, effacer, recréer, retoucher, adapter, tout recommencer pour arriver à une identité de marque qui vous ressemble
- Réaliser une charte graphique harmonieuse, qu'il s'agisse de couleurs, de polices de caractères, d'ergonomie, d'interface utilisateur, de contrastes, de forme de cartes de visite, d'affiches, quel que soit leur ton
- Bénéficier de notre expertise et de nos conseils pour adapter une charte graphique, qu'il s'agisse d'une situation de crise (problèmes de droits) ou d'une réflexion à plus long cours (refonte d'identité visuelle).
Si le sujet vous intéresse
Si vous avez appris quelque chose sur cette fiche thématique et souhaitez en apprendre davantage, nous vous conseillons de parcourir ces ressources :
- Des informations concernant la Marque de l'Etat : https://www.info.gouv.fr/marque-de-letat/charte-graphique-introduction
- Des informations sur la psychologie des couleurs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_des_couleurs
- Une vidéo concernant la nouvelle enseigne "Plume" des buralistes de Valentin Socha : https://www.youtube.com/watch?v=Z7gVjxH8ifc
Cela va sans dire, vous pouvez également nous contacter pour une formation ou faire appel à nous pour votre projet !